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| Côtes-d'Armor (22) |
Vers les conventions phonétiques utilisées sur cette page
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Binic [bi-nik] - Nom breton : Binig [bi-nig] - Goëlo = Pays de Saint-Brieuc - Habitants : Binicais |
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En hiver, difficile d'apercevoir un chat à Binic. Le quai désert est battu par le vent et la bruine. Le sifflement des drisses et la chaleur des rares bistrots ouverts ont pourtant alors un charme fou. L'été, c'est tout le contraire : les terrasses sont pleines, la musique vient de partout, le soleil brille ... Le charme est différent mais il opère toujours dans les ruelles de l'intérieur ou sur le vieux quai de Courcy qui concentre l'activité commerciale. |
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Bréhat [bré-a] - Nom breton : Vriad [bri-yatt] - Goëlo = Pays de Saint-Brieuc - Habitants : Bréhatins |
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Bréhat est appelée « l’île aux fleurs » pour deux raisons. La première, c’est son microclimat. La seconde tient à ses habitants. Rudes corsaires et marins courageux, les Bréhatins ont rapporté de leurs périples des plantes qui se sont acclimatées ici. Le bateau vous laissera à Port Clos, à proximité des belles maisons de granit bréhatines. Rejoignant Le Bourg, vous traverserez des paysages chauds, d’hortensias, de figuiers, d’agapanthes, de camélias et même d’eucalyptus. La partie nord de l’île est quant à elle plus sauvage : là ce sont les landes d’ajoncs, de bruyères et de fougères qui courent jusqu’au phare du Paon. La citadelle, qui date du second Empire, abrite les Verreries de Bréhat. Juchée sur son tertre, la chapelle Saint-Michel domine toute l’île et l’archipel, offrant un vaste et magnifique panorama. |
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Dinan [di-nan] - Nom breton : Dinan [di-nan-n] - Poudouvre = Pays de Saint-Malo - Habitants : Dinannais |
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Ni le temps, ni les coups portés par les Anglais n’ont eu raison de la fière cité de Bertrand Du Guesclin. Dinan, ancienne cité des Ducs, est aujourd’hui la ville médiévale la mieux préservée de Bretagne. Dominant le vallon de la Rance, les multiples échoppes d’artisans installées dans des maisons à encorbellements et à pans de bois semblent se rejoindre pour former une nef à d’étroites ruelles. A Dinan, tout est donc exceptionnel : la vallée abrupte rejoignant la rance en une cascade de jardins, les venelles pavées, les vieilles tours blondes grignotées de mousse et de lierre, le beffroi et, tous les deux ans, la fête des Remparts où la ville retrouve chevaliers, dames de cour, manants et saltimbanques – un hommage éclatant au passé médiéval de l’une des plus belles villes de Bretagne. |
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Fréhel - Cap Fréhel |
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Plus de soixante mètres d'à-pic rocheux dominent une mer toujours remuante. Une lande rouge et jaune et des rochers sombres donnent au Cap Fréhel un aspect désertique, presque irréel. Connu de tous les marins du monde, le phare de Fréhel toise la Manche de plus de cent mètres et sa portée maximale est de 100km, ce qui en fait l'un des plus puissants de France. Si vous grimpez les 140 marches à la nuit tombante, par temps clair, vous reconnaîtrez, plein nord, l'éclat du phare de la Corbière à Jersey. Ne manquez pas non plus de visiter le Fort La Latte. Kirk Douglas venu tourner Les Vikings avec Tony Curtis, se déclara impressionné par la sauvage majesté de l'endroit. Edifiés il y a plus de 700 ans, le donjon et les puissantes fortifications ont résisté à toutes les guerres ... un simple coup d'oeil aux à-pics rocheux en contrebas, et l'on comprend rapidement pourquoi. |
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Le Yaudet [lë-yó-dè] - Nom breton : Ar Yeoded [a-ryèw-dètt], commune de Ploulec'h |
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Ce sont les Vikings qui obligèrent les habitants de Lannion à refluer vers l'intérieur. Mais la première implantation de la ville s'était effectuée sur le site actuel du Yaudet où subsistent encore menhirs et dolmens. D'autres vestiges attestent l'existence d'un centre médiéval de moyenne importance. Un corps de garde parfaitement conservé, en surplomb du Léguer, rappelle qu'une garnison s'y installa au XVIIIe siècle. La Chapelle Notre-Dame du Yaudet faisait l'objet d'un pardon fort curieux. On y célébrait une messe de minuit dans la nuit du premier mai. Cette fête connue sous le nom de Beltaine était l'une des plus grandes chez les Celtes, on saluait le soleil nouveau et la résurrection de la nature. Il existe près de Lanrivain un hameau appelé Guiaudet, déformation de Yaudet, qui abrite également une Vierge couchée dans un lit près de son enfant, représentation très rare. |
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Moncontour [mon-kon-tour] - Nom breton : Monkontour [mon-kon-tour] - Penthièvre = Pays de Saint-Brieuc - Habitants : Moncontourais |
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Son titre de petite cité de caractère n'est pas usurpé. Perchée sur une colline et défendue par ses remparts, Moncontour possède un beau patrimoine architectural du Moyen Age. Sa double vocation - place forte et cité marchande - a en effet marqué l'aspect architectural de la ville. A l'intérieur des remparts, dont il subsiste onze tours et trois portes, on verra de nombreux hôtels particuliers en granit et de vieilles demeures. Les verrières de l'église Saint-Mathurin, les plus importantes des Côtes d'Armor, sont parmi les plus belles de Bretagne. De Moncontour, un petit chemin en sous-bois permet de rejoindre la chapelle Notre-Dame-du-Haut en 20 minutes de marche ... un léger effort récompensé par la vue imprenable sur la cité médiévale. |
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Paimpol [pin-pòl] - Nom breton : Pempoull [pèm-poul] - Goëlo = Pays de Saint-Brieuc - Habitants : Paimpolais |
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… patrie des Islandais. Les Islandais étaient les enfants du pays qui partaient pêcher la morue au large des côtes islandaises. Le long des murs, sur des linteaux de bois noirci, sont gravés les noms des deux mille marins disparus en mer durant les campagnes de pêche à la morue sur les lointains bancs de Terre-Neuve. Plus encore que celles de Saint-Malo, Cancale ou tout autre port breton, l’histoire et la vie de Paimpol sont liées à la « grande pêche » - dont un musée installé dans une ancienne conserverie retrace l’histoire - qui fit la fortune de quelques-uns et le malheur de beaucoup d’autres. Le bassin au cœur de la ville est idéal pour prendre le pouls de la cité. Toute la côte, de Paimpol à Plouha, est d’une beauté sauvage. Le musée du costume expose les différentes modes vestimentaires du Goëlo-Trégor au cours des siècles. A cinq minutes de Paimpol, les ruines de l’abbaye de Beauport, qui séduit à la fois par son élégance architecturale et par son cadre, révèlent huit siècles d’histoire religieuse et économique de la région. |
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Perros-Guirec [pè-ròss-gi-rèk] - Nom breton : Perroz-Gireg [pè-ròss-gi-rèk] - Grand Trégor = Trégor - Habitants : Perrosiens |
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Les Bretons baptisèrent le site
du nom de "Pen roz" (tête de colline) et de Guirec, moine gallois qui aborda
en ces terres au VIème siècle. Intéressé par sa baie protégée des
vents et barrée par l'île Thomé, Vauban voulait établir ici un port de
guerre, mais lui préféra Cherbourg plus éloigné de Brest. Aujourd'hui son
titre de station voile, sa douzaine de plages, son fort potentiel hôtelier
et la beauté de ses rivages lui assurent une fréquentation élevée pendant la
saison estivale. A l'entrée sud de
Perros-Guirec,
le quartier de Pont-Couennec conserve, rue Ernest-Renan, l'un des manoirs
les plus anciens de la commune avec son colombier et sa porte armoriée de
1600. Trois compagnies maritimes assurent à partir de Perros des balades régulières vers l'archipel des Sept-îles, une des plus belles réserves d'oiseaux de Bretagne. Un véritable sanctuaire ornithologique qui rassemble près de 20.000 couples d'oiseaux : goélands, fous de Bassan, guillemots de Troil, pingouins tordas et la minuscule océanite tempête. |
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Ploëzal- Château de la Roche-Jagu |
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Château fort ou manoir ?
L'aspect extérieur du château de la
Roche-Jagu
ne permet pas de trancher. La façade principale permet d'appréhender
sa fonction primitive de défense. Le rez-de-chaussée, les deux étages
et les combles sont coiffés de curieuses cheminées. A gauche de la
porte d'entrée, une tourelle abrite un escalier surmonté d'une toiture en
poivrière. Du chemin de ronde, la vue s'étend sur la vallée du Trieux; ce qui permettait autrefois de surveiller l'arrivée éventuelle d'un ennemi par la rivière. Aux XIe et XIIe s., dix forteresses surveillaient les rives de l'estuaire. La Roche-Jagu est la seule à avoir survécu. |
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Ploubezré- Chapelle de Notre-Dame-de-Kerfons |
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La chapelle de
Notre-Dame-de-Kerfons,
située sur les bords du Guer parmi les éboulis de châteaux et de donjons, et
une fondation ancienne des Seigneurs de Coëtfrec. Détruite pendant la
guerre de succession du Duché ainsi que l'église paroissiale, comme
l'indiquent deux bulles d'indulgence des 21 juillet 1387 et fin mars 1389,
elle fut reconstruite dans le premier quart du XVème siècle et remaniée par
Guillaume de Penhoët après que la seigneurie de Coëtfrec eut été érigée en
sa faveur en baronnie, le 13 juin 1451. En 1559, l'aile sud dédiée à
Saint-Yves fut reconstruite dans le style Renaissance par René-Claude de
Saint Amatour et Claude de la Touche. A l'entrée du transept, au haut de la grande nef, se dresse un magnifique jubé, aujourd'hui de réputation universelle et d'une ornementation assez riche que pour soutenir le parallèle avec les meubles les plus renommés que nous ait laissés le Moyen Age. Une œuvre impressionnante qui, incontestablement, mérite le détour.
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Plougrescant [plou-grèss-kan] - Nom breton : Plougouskant [plou-vouss-kan-n] - Grand Trégor = Trégor - Habitants : Plougrescantais |
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Une échancrure de la côte, à la sortie de l'estuaire du Jaudy, porte le nom de baie d'Enfer. La sensibilité bretonne a en effet gardé le souvenir des tempêtes qui peuplent la côte de hurlements sinistres. Dans la croyance populaire d'antan, ces mugissements ne sont que les voix des âmes maudites, en proie aux tortures des flammes de l'enfer. Par comparaison à la côte voisine du Port-Blanc, moins tourmentée, les Bretons disent : "Ifern Plougouskant ha baradoz Porz-Gwen" ... Enfer de Plougrescant et paradis du Port-Blanc. |
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Ploumanac'h [plou-ma-na] - Nom breton : Ploumanac'h [plou-man-narh], commune de Perros-Guirec |
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Unique, la côte de granit rose l’est assurément ! La côte commence à Perros-Guirec et s’arrête à Trébeurden. En parcourant la route qui sépare ces deux communes, vous découvrirez de superbes envolées sur la mer immense et de magnifiques, de petites plages bien abritées mais surtout … des couleurs où le rose mat de la pierre, tranchant sur le vert sombre des pins, le gris des ardoises et le brun de la terre, donne aux paysages une densité extraordinaire. Mais le clou du spectacle, c’est sans aucun doute Ploumanac’h. Là, les couleurs sont plus violentes, les amas moins gigantesques mais plus poétiques … un véritable enchantement. Ploumanac'h, c'est du rêve. Près du phare, la maison du littoral explique la formation et le développement du site, de sa flore et de sa faune. De nombreuses promenades mènent à la découverte de ce site unique. On a beau y être venu cent fois, on y revient toujours. |
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Pontrieux [pon-tri-yeû] - Nom breton : Pontrev [pon-ntrèw] - Petit Trégor = Trégor - Habitants : Pontriviens |
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D'origine médiévale comme bien des villes bretonnes, Pontrieux doit sa création et sa prospérité à son site de fond d'estuaire et de premier pont sur la rivière du Trieux. Longtemps point de passage obligé des routes du Trégor et du Goëlo, l'estuaire du Trieux est aujourd'hui une voie idéale pour la navigation de plaisance, qu'en d'autres temps les Vikings surent exploiter à merveille. Restaurés par une association, les 50 lavoirs fleuris se visitent en barque du printemps à l'automne. Autres "curiosités" : la maison dite de "La Tour Eiffel" et le train à vapeur qui relie l'été Paimpol à la gare pittoresque de Pontrieux. |
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Quintin [kin-tin] - Nom breton : Kintin [kin-tin] - Goëlo = Pays de Saint-Brieuc - Habitants : Quintinais |
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Cité médiévale aux nombreux monuments historiques, Quintin est enchâssée dans un cadre verdoyant aux paysages variés. Champs cultivés, prairies, bocages, landes et forêts abritent mégalithes, chapelles, calvaires et autres croix. Pas moins de treize monuments classés, deux châteaux et un musée justifient son label de "petite cité de caractère". L'industrie toilière a ici prospéré, donnant à la ville ses richesses architecturales. Fief, baronnie puis duché, la ville était enserrée dans des fortifications détruites lors des guerres de succession, puis définitivement rasées lors des troubles de la Ligue. La basilique Notre-Dame, construite au XIXe siècle sur l'emplacement de l'ancienne collégiale, impressionne par sa hauteur. L'originalité de son mobilier mérite l'attention. On y entretient le culte de Notre-Dame-de-la-Délivrance invoquée par les filandières qui lui offraient leur première quenouille. Pour les habitants, elle devint alors la Vierge à la quenouille. |
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Trébeurden [tré-beur-din] - Nom breton : Trebeurden [tré-beur-dènn] - Grand Tregor = Trégor - Habitants : Trébeurdinais |
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Les grèves de Trébeurden comptent parmi les plus exposées de la côte de Granit rose. Ses plages accueillent une population familiale pendant la saison estivale. En face de Trébeurden, l'île Milliau est accessible à marée basse. Cette île de 1km de long, habitée dès le cinquième millénaire avant Jésus-Christ, a su préserver sa flore puisque pas moins de 270 espèces végétales y prolifèrent. L'allée couverte de Lan-Kerellec y conserve la mémoire de l'homme du néolithique. Au nord de Trébeurden, le marais du Kellen protège une flore tout à fait remarquable. |
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Tréguier [tré-gyé] - Nom breton : Landreger [lan-ndré-gèr] - Grand Tregor = Trégor - Habitants : Trécorrois |
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L’ancienne capitale du Trégor semble comme endormie au fond de sa magnifique ria dont les méandres offrent de nombreuses balades. Fondée au Ve siècle par Saint-Tugdual, Tréguier a perdu ses privilèges d’évêché, de ville ducale et de port des trois rivières, mais a gardé de nombreux trésors architecturaux. La cathédrale Saint-Tugdual, édifice gothique, est considérée comme l’un des plus beaux édifices de Bretagne. De son cloître aux 46 arcades, on admire les trois tours dont la plus élevée est une immense flèche qui domine la ville de ses 63 mètres. Dans un centre-ville riche d’un mélange de maisons à colombages et à pans de bois, l’empreinte religieuse est très forte. Originaire de Tréguier, Saint-Yves est le patron des avocats et le saint le plus célèbre de Bretagne. |
Commentaires en partie tirés de Bretagne, Guides Hachette Vacances, Hachette.