coups de coeur / peinture
Daniel Kergren
A
ma Bretagne
Rivages
effacés, ma mémoire s’obscurcit
Quand
de la Bretagne éloignée,
Je
ne puis que rêver de la terre maternelle.
C’est
déjà la rentrée, Il faut se résigner,
Et,
s’arroger les merveilleux moments passés,
Sur
les sables dorés et rochers de la côte
Aux
soleils couchants; crépuscules d’argent,
S’éteignant
dans la mer embrasée.
Privilège
de la fin de l’été,
Maintenant,
la plage désertée écoute
Le
ressac cadencer le rythme des vagues.
Métronome
du temps présent,
Emergence
timide de l’automne naissant,
Tout
l’ Armor frémit au bruit de tes vagues
Et,
moi, loin de toi,
Pour
ne pas oublier je libère mes pensées,
Ouragan d’écume trop vite envolé,
C’est quand le prochain été ?