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Finistère (29)  

Vers les conventions phonétiques utilisées sur cette page

 

Auberge du Youdig - Brennilis [brè-ni-liss] - Nom breton : Brenniliz [brè-ni-liss] - Poher = Cornouaille - Habitants : Brennilisiens

Cela se passe dans les Monts d'Arrée, autour du Yeun Ellez, exactement là où les Celtes situaient les portes de l'au-delà, les chrétiens, les portes de l'enfer, les Bretons, le Youdig.  C'est ici que Annick et Claude, passionnés de tradition orale et admirateurs de Anatole Le Bras, vous feront voyager dans l'imaginaire et la légende pour un total dépaysement.  L'objectif est aussi de sensibiliser aux vibrations qu'émanent des vieux seigneurs armoricains que sont les Monts Saint-Michel, Tuchen Kador et Roc Trévézel.

Vous pourrez également découvrir les  Monts d'Arrée à travers un village reconstitué, talentueusement commenté ainsi qu'au travers de plats traditionnels tel le fameux kig-ha-farz. Les Soeurs Ouédec, en fond musical, vous transporteront vers d'autres temps. Ici, l'esprit breton est précieusement préservé et la veillée animée par des conteurs locaux sera un excellent moyen de tester votre capacité à ... rêver.

Youdig.fr, le rêve aux portes de l'enfer


Ile de Batz [bâ] - Nom breton : Enez-Vaz [é-nèss-vâss] - Haut-Léon = Léon - Habitants : Batziens

Vingt plages, trois marais, une dune sableuse et une multitude de parcelles cultivées : telle pourrait être une description elliptique de l'île de Batz.  Elle s'étire sur 4 kilomètres d'est (Penn Baz) en ouest (Penn an Enez) et sur 1,5 du nord au sud.  Elle n'est séparée du continent que par un étroit chenal mais courants violents et récifs agressifs protègent son accès.  Après avoir posé le pied sur l'île, le climat particulièrement doux (les primeurs ont un mois d'avance sur ceux du Léon) offre une villégiature agréable.  La végétation luxuriante du Jardin Colonial, composée de 1500 espèces originaires de tous les continents, témoigne d'ailleurs du microclimat îlien.

Aujourd'hui, culture de primeurs, pêche au maquereau et tourisme assurent les ressources des 750 Batziens.


Concarneau [kon-kar-nó] - Nom breton : Konk-Kerne [kon-nkèr-né] - Aven = Cornouaille - Habitants : Concarnois

Son architecture, son port de pêche industrieux, sa corniche battue par les vagues font de Concarneau l’une des villes les plus attachantes du littoral breton.  Sa ville close, petit îlot ceinturé de remparts élevés au XIVe siècle auquel on accède par un pont-levis dominé par un beffroi, est une véritable merveille où se succèdent ruelles pavées et placettes que le temps semble avoir figées.  Dans le rue Vauban, la plupart des maisons de granit parées d’ouvertures cintrées ébrasées ont été reconverties en échoppes, commerces et restaurants.  Sur la gauche, la porte aux vins rappelle le trafic maritime d’autrefois avec Bordeaux et offre une très belle vue sur le port de pêche.  Le sud de la ville est occupée par l’esplanade du Petit-Château d’où part le chemin de ronde qui offre une vue panoramique remarquable sur le port de plaisance et sur, un peu plus loin, l’archipel des Glénans.

Concarneau - Château de Kériolet

A la sortie de Concarneau, le château de Kériolet. Au milieu d'un bois, il pourrait être digne des contes de fées. Oeuvre de l'architecte Joseph Bigot (vers 1870), il mérite le détour. Il appartenait à la comtesse de Chauveau qui fut une authentique princesse russe (la princesse Narischkine), puisque veuve en première noce du prince Youssoupoff qui n'est ni plus ni moins que l'assassin de Raspoutine.  L'architecture est néogothique et reproduit le manièrisme joyeux de plusieurs édifices bretons de la Renaissance.  C'est ainsi que bien des motifs seront inspirés du château de Blois. La tourelle ressemble à celle de Rustéphan en Nizon, le portail est une copie de celui du prieuré de Locamand en La Forêt de Fouesnant, les tympans de la chapelle imiteront ceux de la Trinité en Melgven. Il aura fallu vingt ans pour le construire.

Crozon [kró-zon] - Nom breton : Kraozon [kra-on] - Crozon = Cornouaille - Habitants : Crozonnais

Bout de monde isolé entre Brest et Douarnenez, la presqu’île de Crozon, sauvage et lumineuse, est aride, déserte en hiver, très courue dès que reviennent les beaux jours.  Entaillant le schiste et dénudant le grès, la mer lui a donné la forme déchiquetée qui fait son charme, ouvrant des criques, érigeant des caps. Antichambre du Jardin d’Eden par beau temps, effrayante et dantesque dans la tempête, la presqu’île est une piste d’envol idéale pour l’imaginaire.  A voir : Camaret, monde miniature aux maisons pastels et sa célèbre balise verte, les Tas de Pois, les alignements de Lagadjar et le Manoir de Coëcilian - ancienne demeure de Saint-Pol-Roux, le Cap de la Chèvre, la Pointe des Espagnols, la Pointe de Dinan, …

Enclos Paroissiaux

Dans le Nord Finistère, les circuits des Enclos Paroissiaux sont une invitation à découvrir, de part et d’autre, de vallées verdoyantes, un patrimoine religieux remarquable.  Par les routes d’une campagne pittoresque, les églises, les chapelles, les fontaines, sont autant d’appels à rejoindre l’âme fervente des paroisses.  L’univers des Enclos témoigne de la sensibilité d’un peuple manifestée dans un art aux multiples facettes.  Pour servir les paroisses, les artistes ont fait surgir du bois, de la pierre, du verre et du métal des dorures, vitraux, orgues et sculptures chargées de symboles.  L’enclos paroissial est construit autour de l’église qui, surmontée d’un clocher le plus élancé possible, s’agrémente de porches, s’entoure de portes triomphales, de calvaires et d’ossuaires toujours plus grands, toujours plus travaillés.  A citer tout particulièrement, les Enclos de Saint-Thégonnec, La Roche-Maurice, Lampaul-Guimiliau, Guimiliau et Sizun .

Huelgoat [üèl-gwatt] - Nom breton : An Uhelgoad [an-nu-èl-gwatt] - Poher = Cornouaille - Habitants : Huelgoatains

Uhel-Coat, « le bois d’en haut » a donné son nom à l’une des principales clairières de la forêt de Brocéliande qui s’étendait alors sans discontinuer.  Heulgoat, en plein centre des Monts d’Arrée, est riche d’un patrimoine naturel remarquable grâce à l’affleurement d’un superbe filon granitique que les cours d’eau ont artistiquement érodé.  La Roche Tremblante, la Grotte du Diable, la Mare aux sangliers, la Grotte d’Artus, le Gouffre, la Mare aux Fées, le Ménage de la Vierge sont autant de curiosités à découvrir au gré des Sentiers des Amoureux ou de l’Allée Violette.  La forêt légendaire du Huelgoat réserve mille surprises au promeneur qui décide de s’y aventurer.

Locronan [lòk-rò-nan] - Nom breton : Lokorn [ló-kòrn] - Pays Glazik = Cornouaille - Habitants : Locronanais

Cette petite cité construite sur les hauteurs de la baie de Douarnenez, au pied de la montagne de Saint-Ronan,   a été remarquablement préservée des outrages du temps et présente encore aujourd’hui une cohérence et une unité architecturales peu communes.  Autour de la place principale et de son vieux puits, les hôtels particuliers et les demeures de granit témoignent de la prospérité passée de Locronan, ancienne et riche bourgade de tisserands dont les toiles à voile ont acquis une telle renommée qu’elles équipèrent les bateaux de l’Invincible Armada.  L’église Saint-Ronan, centre de la Troménie, véhicule encore de nos jours la riche tradition religieuse de la ville, prolongement de la tradition druidique antérieure.

Morlaix [mòr-lè] - Nom breton : Montroulez [mon-ntrou-lèss] - Bas-Trégor = Trégor - Habitants : Morlaisiens

Entre le Léon, richement cultivé à l'ouest, et le Trégor, aux paysages préservés à l'est, Morlaix expose ses richesses au fond d'un estuaire protégé. A travers ses ruelles, veilles maisons et monuments gardent le souvenir d'une insolente prospérité. La grimpette par la venelle de la Roche est raide et vous conduira jusqu'au premier étage du viaduc. Le panorama qui s'offre alors sur la vieille ville et le port est prodigieux. Fleurons de la vieille ville, les maisons à lanternes, uniques au monde, dont certaines remontent au XVème siècle. A environ 14 km au nord, la presqu'île carantécoise. La vue s'ouvre sur l'île  Louët, le château du Taureau et l'île Noire.  Des kilomètres de sentiers de randonnée permettent de découvrir criques et plages du littoral. Au nord de Carantec, l'île Callot, réservée aux piétons, s'anime de paysages sauvages où se succèdent criques sablonneuses, dunes plantées d'oyats et blocs de granit rose.

Ouessant [wè-san] - Nom breton : Enez-Eusa [é-nèss-eû-sa] - Bas-Léon = Léon - Habitants : Ouessantins

C’est le bout du bout du monde, un lieu magique et sauvage où la mer, la terre et le vent communient sous le regard de l’homme qui s’accommode de la formidable puissance des éléments.  Les habitants de Ouessant ont toujours vécu dans une autarcie presque totale, les hommes partant sillonner les mers, les femmes tirant ce qu’elles pouvaient d’une terre aride.  Sur le granit et le schiste s’inscrivent les stigmates d’un tête-à-tête incessant : la mer veut avoir le dernier mot ; la terre résiste.  Au cœur de cette bataille, l’homme a dressé vers le ciel des amers, phares ou clocher d’église, sentinelles d’une vie qui s’accroche contre vents et marées.  

Pointe Saint-Mathieu -  Plougonvelin [plou-gon-vlin] - Nom breton : Plougonvelen [plou-gon-nvé-lènn] - Bas-Léon = Léon - Habitants : Plougonvélinois

A la limite extrême du continent, la pointe Saint-Mathieu conjugue tous les charmes bretons : ruines romantiques d'une abbaye, phares orgueilleux et falaises abruptes, le tout balayé sans relâche par les vents.

L'abbaye est très spectaculaire au crépuscule, lorsque le phare l'éclaire.  La façade ouest, romane, est la plus ancienne, elle remonte au XIème siècle.  Le choeur du XIIIème siècle, avec ses voûtes de pierre, est intact.  La nef conserve ses épais piliers et ses arcades successives.

Le phare se dresse aujourd'hui au coeur des ruines de l'abbaye, splendide.  Autrefois, la tour de l'abbaye servait de feu, mais devant son état délabré, on décida de construire ce phare rouge et blanc à l'angle de l'église.  Visitable, il vous en coûtera 163 marches pour découvrir une vue ... grandiose.


Pointe du Van - Cleden Cap Sizun [klé-din-kap-si-zun] - Nom breton : Kledenn-ar-C'hab [klé-dè-nar-rhap] - Cap Sizun = Cornouaille - Habitants : Clédinois

Dans la région d’Audierne, moins courue que la pointe du Raz, sa voisine, mais tout aussi saisissante, la pointe du Van est dotée d’une jolie chapelle - la chapelle Saint-They et ses fontaines de guérison - qui semble miraculeusement accrochée à son flanc.  Entre la Pointe du Raz et la Pointe du Van, la baie des Trépassés, au large de laquelle certains localisent la légendaire ville d’Ys, offre une très belle plage incurvée mélangeant sable fin et galets.  De la chapelle, au bord de la falaise, entre ciel et océan, le visiteur saura apprécier la vue magnifique sur la lande de bruyères, le sémaphore et le Phare de la Vieille et, au loin, l’île de Sein.

Pont-Aven [pon-ta-vènn] - Nom breton : Pont-Aven [pon-nda-ènn] - Aven = Cornouaille - Habitants : Pontavenistes

Pays des meuniers – « 14 moulins et 15 maisons » dit l’adage – ancien carrefour commercial, terre des peintres par la célèbre école qui porte son nom, Pont-Aven est une petite cité nichée au creux d’un estuaire verdoyant, qui aura été particulièrement gâtée par la nature et par l’histoire.  Aujourd’hui petit royaume des galeries d’art, elle a su parfaitement tirer parti de ses charmes, tout en gardant comme principale activité économique la biscuiterie. En résumé, ses peintres, ses moulins, ses galettes, ses promenades bucoliques le long de l’Aven ou dans le bois d’Amour – si cher à  Gauguin – font que Pont-Aven est toujours à (re)-découvrir avec autant de plaisir.  Le musée des Beaux-Arts permet d’admirer des documents et photographies des peintres de Bretagne de 1860 à 1940.

Quimper [kin-pèr] - Nom breton : Kemper [kè-mpèr] - Pays Glazik = Cornouaille - Habitants : Quimpérois

D’emblée, Quimper – le confluent en breton - affirme son rôle de capitale historique et économique de la Cornouaille : au confluent du Steir et de l’Odet, dont les quais traversent la ville, sa majestueuse cathédrale Saint-Corentin, ses rues étroites parfaitement conservées, ses maisons à pans de bois plongent le visiteur dans une machine à remonter le temps.   Autour de la cathédrale et du port, la ville accueille au cours des siècles les demeures des marchands et les hôtels des officiers royaux.  Le choix de la ville comme préfecture du Finistère consacre les quais de l’Odet qui deviennent une artère élégante plantée d’arbres où se côtoient le théâtre, les établissements bancaires, la préfecture et les immeubles bourgeois.

« Laissez-vous conter Quimper » : la visite guidée de la ville passe par les vieux quartiers, la cathédrale, la Préfecture, …  L’histoire de la faïence de Quimper est racontée au Musée de la Faïence et aux Faïenceries Henriot.

Roscoff [ròss-kòf] - Nom breton : Rosko [ró-skó] - Haut-Léon = Léon - Habitants : Roscovites

Un nom dur, une ville douce.  Une façade déchirée, un climat serein.  Une terre de pêche, une île agricole.

Du temps passé, la petite ville a conservé, dans ses ruelles étroites, sur les hautes façades des maisons de pierre des anciens armateurs, l'âme puissante et le caractère trempé.  On disait autrefois ici : "Ni trois ni cent Anglais ne me font peur" pour illustrer la bravoure des corsaires roscovites lancés aux trousses des lourds navires de Sa Gracieuse Majesté.  Aujourd'hui, Roscoff est l'un des principaux ports d'embarquement et de débarquement vers la Grande-Bretagne. Même si les corsaires ont déserté ses quais, le port bruit toujours de la même animation.  A partir de 6h00, la criée devient le centre névralgique de la ville.  A Roscoff, comme à Concarneau ou Douarnenez, des circuits sont organisés afin de guider le visiteur dans ce dédale et même de le faire monter à bord des bateaux, à la rencontre des marins.Les plages ne manquent pas non plus autour de Roscoff.  La plage de Traon-Erch est carrément délicieuse, avec ses airs de crique corse : l'eau y est claire, bleue, verte, transparente comme ... en Méditerranée.  Le sable y est fin, soyeux, brillant comme ... sur une plage bretonne.

Nombreux départs quotidiens pour l'île de Batz.


Sainte-Marine - Bénodet [bé-nò-dè] - Nom breton : Benoded [bé-nò-dètt] - Aven = Cornouaille - Habitants : Bénodetois

A 800 mètres de Bénodet, de l'autres côté de l'estuaire qu'enjambe depuis 1970 le pont de Cornouaille long de 610 mètres et perché à 70 mètres de hauteur, Sainte-Marine est le royaume de la plaisance avec son port où s'alignent d'innombrables pontons flottants pour accueillir voiliers et yachts de toutes dimensions.  Près du port de plaisance, le port de pêche offre la possibilité d'un délicieux moment de repos à l'une ou l'autre de ses terrasses de cafés, qui voisinnent avec une petite chapelle et un ancien "abri du marin" très bien restauré.

Saint-Pol-de-Léon [sin-pòl-dë-lé-on] - Nom breton : Kastell-Paol [kass-tèl-pawl] - Haut-Léon = Léon - Habitants : Saintpolitains

Il fait bon parcourir le vieux Saint-Pol au long des ruelles pavées, autour de la splendide chapelle Notre-Dame-du-Kreisker et de la maison du Pilori (rue du Général-Leclerc), où l'on exposait autrefois les suppliciés.  Cette cité marchande tire sa richesse des cultures maraîchères que viennent aujourd'hui concurrencer les algues (Saint-Pol produit 70% des artichauts français et 90% des choux-fleurs).  De sa fondation jusqu'à nos jours, Saint-Pol-de-Léon s'est développé autour d'une vive ferveur religieuse.  Comme de nombreuses paroisses bretonnes, la ville porte le nom d'un moine qui a débarqué au début du Moyen-Age pour évangéliser les populations locales.  Gallois, Paul Aurélien a en effet quitté l'île de Batz où il avait établi son ermitage pour créer le premier évêché de Castellum Leonense Pagus. La cathédrale est un véritable astre de pierre que vous vous devez de visiter et où se mêlent influence normande et tradition bretonne. Les alentours de Saint-Pol-de-Léon réservent d'agréables promenades, notamment autour du côté de l'île Callot.

Ile de Sein [sin] - Nom breton : Enez-Sun [é-nèss-sun-n] - Cap Sizun = Cornouaille - Habitants : Sénans

... comme "une assiette plate au ras des eaux avec le poivre nécessaire à faire éternuer le soleil".  C'est ainsi que le poète Georges Perros décrivait l'île de Sein.  Il est vrai que cette île ne ressemble à aucune autre et que l'on craint presque d'y aller, de peur de déranger.  Tout au long de l'histoire, les habitants, environ 350 hors saison, se sont pourtant distingués par leur courage.  Vivant du produit de leur pêche et de pommes de terre du jardin, ils font preuve d'une grande ténacité, ne serait-ce que pour résister aux éléments.  Les conditions difficiles expliquent leur légitime fierté d'être Sénans.  Dans l'unique village de l'île, aux petites maisons blotties les unes contre les autres, on ne trouve ni voitures, ni feux rouges, seulement quelques triporteurs dans des rues étroites conçues pour permettre le passage des tonneaux.  Vue d'avion, l'île de Sein ressemble à une pince de crabe balayée par la houle.  Ses dimensions se réduisent à 2 km de long sur 800 m de large, le sommet de l'île culminant à 6 m au dessus du niveau de la mer.

Commentaires en partie tirés de Bretagne, Guides Hachette Vacances, Hachette.